Bayonne : les DPE C et D dominent une photographie du bâti largement ancien

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 17 893 diagnostics enregistrés à Bayonne, avec 47,9 % de C et 32,2 % de D. Cette photographie associe une forte présence du bâti ancien à une proportion de 3,4 % d’étiquettes F et G, sans constituer un décompte de logements uniques.

Bayonne : les DPE C et D dominent une photographie du bâti largement ancien — Bayonne

À Bayonne, la photographie publiée ce 24 septembre 2026 ne se résume pas aux étiquettes énergétiques les plus défavorables. La dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre, montre surtout un ensemble de diagnostics concentré dans les classes C et D, alors que les périodes de construction anciennes occupent une place importante. Ce rapprochement constitue le principal angle de lecture local : l’ancienneté du bâti et son étiquette énergétique ne doivent pas être confondues. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, ces données donnent un contexte communal, mais elles ne remplacent ni le diagnostic du bien concerné ni l’examen de ses caractéristiques propres.

Une actualité de données, pas un recensement des logements

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Bayonne
A196
B1 108
C8 573
D5 762
E1 643
F481
G130
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Le périmètre étudié est celui de Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, identifié par le code INSEE 64102. Le jeu local retient une population communale de référence de 54 306 habitants et contient 17 893 diagnostics enregistrés. Ces deux nombres décrivent des objets différents : des habitants d’un côté, des enregistrements de l’autre. Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois, le second ne représente pas autant de logements distincts. Il ne permet donc pas de mesurer directement la part du parc communal couverte par la base. L’actualité tient ici à la mise à jour de cette photographie et à son analyse, sans qu’un événement municipal soit nécessaire pour la justifier.

Les classes C et D structurent le profil énergétique enregistré

La classe C occupe la première place avec 8 573 diagnostics, soit 47,9 % des enregistrements. La classe D suit avec 5 762 diagnostics et 32,2 %. La photographie bayonnaise se lit donc d’abord à travers ces deux catégories, plutôt qu’à travers les seules étiquettes F et G. Pour un vendeur ou un acquéreur, cette répartition situe le diagnostic d’un bien dans le corpus local. Elle n’établit toutefois ni la valeur du bien, ni sa facilité de vente, ni sa position exacte parmi les logements comparables. Le nombre d’enregistrements dans une classe ne renseigne pas davantage sur la diversité des situations individuelles qu’elle rassemble.

Aux autres niveaux de l’échelle, la base compte 196 diagnostics A, soit 1,1 %, et 1 108 diagnostics B, soit 6,2 %. La classe E représente 1 643 diagnostics, soit 9,2 %. Les classes F et G comptent respectivement 481 et 130 enregistrements, pour 2,7 % et 0,7 %. Leur total fourni atteint 611 diagnostics, soit 3,4 %. Cette proportion décrit leur poids dans l’extraction, pas leur importance pour chaque propriétaire concerné. Une catégorie minoritaire à l’échelle du corpus peut rester déterminante pour un projet particulier, notamment lorsque l’étiquette intervient dans les règles applicables à la location ou au périmètre de l’audit énergétique réglementaire.

  • C : 8 573 diagnostics enregistrés, soit 47,9 % du corpus.
  • D : 5 762 diagnostics enregistrés, soit 32,2 % du corpus.
  • E : 1 643 diagnostics enregistrés, soit 9,2 % du corpus.
  • F et G réunis : 611 diagnostics enregistrés, soit 3,4 % du corpus.

À Bayonne, la période 1948-1974 représente 39,6 % du corpus géolocalisé

La période de construction dominante est 1948-1974, avec 39,6 % du corpus géolocalisé. Les indicateurs d’ancienneté fournis font également apparaître 21,5 % de bâti antérieur à 1949, 61,1 % antérieur à 1975 et 75,7 % relevant des périodes antérieures à 2001. Ces repères éclairent le profil du bâti représenté dans les données. Ils ne doivent pas être additionnés : les seuils chronologiques recouvrent des ensembles qui se chevauchent. La période dominante et les indicateurs cumulés apportent ainsi des lectures complémentaires de l’ancienneté. Ils ne constituent pas une répartition en catégories toutes indépendantes que l’on pourrait juxtaposer pour reconstituer un total.

Le contraste est notable entre cette présence du bâti ancien et la domination des classes C et D dans les diagnostics enregistrés. Il ne démontre pourtant aucune relation causale. Les faits disponibles ne donnent pas de croisement entre année de construction et étiquette, ni d’historique des interventions sur les biens. On ne peut donc pas attribuer le profil énergétique observé à des travaux, à une technique constructive ou à une période précise. Pour un acquéreur, l’ancienneté reste une caractéristique à distinguer du DPE. Pour un propriétaire, elle ne permet pas, à elle seule, de déduire l’étiquette de son logement à partir des proportions communales.

Surface, consommation et coût : trois médianes à ne pas fusionner

Les maisons individuelles représentent 4,8 % dans le profil fourni, tandis que la surface médiane est de 61 m². Ces données ajoutent une dimension concrète à la répartition énergétique : le corpus ne se décrit pas seulement par ses étiquettes. Toutefois, la faible part des maisons ne suffit pas à détailler toutes les autres formes de biens ou de propriété présentes. La surface médiane n’est pas non plus celle de chaque logement diagnostiqué. Elle constitue un repère central dans les observations disponibles, sans fournir à elle seule l’étendue des surfaces, leur répartition entre catégories de biens ou leur relation avec les classes énergétiques.

La consommation médiane atteint 158 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 924 €. Ces deux valeurs doivent conserver leur qualification : l’une est une consommation médiane rapportée à la surface, l’autre un coût annuel médian estimé. Rien dans les faits fournis ne permet de les attribuer au même diagnostic que la surface médiane de 61 m². Les combiner pour fabriquer un logement bayonnais type serait donc trompeur. Pour un acquéreur ou un bailleur, les 924 € constituent un repère statistique local, pas une facture annoncée pour un bien précis. La photographie ne fournit pas non plus d’évolution de ce coût.

Le gaz naturel ressort, mais son effet sur les étiquettes reste inconnu

Le gaz naturel est le chauffage principal qui ressort de l’extraction, avec 11 009 diagnostics. Ce volume apporte une autre caractéristique forte au profil local, à côté de la concentration des étiquettes C et D et de la présence du bâti ancien. Là encore, il s’agit de diagnostics, non d’un décompte assuré de logements différents équipés au gaz. Les données fournies ne détaillent pas les autres énergies de chauffage. Elles ne permettent donc pas d’en dresser une répartition complète ni d’établir, pour chaque énergie, la surface des biens concernés, leur période de construction ou leur consommation médiane.

Cette limite empêche surtout de faire du gaz l’explication du classement énergétique bayonnais. Aucun croisement fourni ne relie les 11 009 diagnostics concernés aux différentes étiquettes, aux coûts estimés ou aux périodes de construction. Affirmer que ce chauffage produit les classes majoritaires dépasserait donc ce que montre la base. Pour les propriétaires comme pour les acquéreurs, l’information utile consiste à distinguer les dimensions du dossier : le chauffage principal, la consommation, le coût estimé et l’étiquette sont des indications différentes. Leur présence dans une même photographie communale ne suffit pas à reconstituer leurs liens pour un logement particulier ou pour l’ensemble du parc.

Pour les bailleurs, trois classes renvoient à des échéances distinctes

La portée concrète des classes les moins favorables apparaît notamment pour la location. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. L’extraction bayonnaise compte 130 diagnostics G, soit 0,7 % des enregistrements. Ce nombre ne permet pas de dénombrer les logements locatifs concernés : il ne distingue ni les logements uniques, ni leur usage, ni leur situation au regard d’un nouveau bail. Il donne seulement le volume des diagnostics portant cette étiquette dans la base locale, une distinction essentielle pour ne pas surestimer la précision de la photographie.

Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. À Bayonne, les volumes correspondants sont de 481 diagnostics F et de 1 643 diagnostics E. La classe E pèse donc davantage dans les enregistrements que les classes F et G réunies. Pour un bailleur, cette différence rend utile une lecture qui ne s’arrête pas aux seules étiquettes les plus défavorables aujourd’hui. Elle ne signifie cependant pas que tous ces enregistrements correspondent à des logements loués. Les données ne permettent ni de quantifier les baux concernés ni d’estimer les interventions nécessaires sur les biens représentés.

  • G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
  • F : échéance prévue en 2028 ; 481 diagnostics enregistrés dans l’extraction locale.
  • E : échéance prévue en 2034 ; 1 643 diagnostics enregistrés dans l’extraction locale.

Pour vendre ou acheter, l’audit ne se déduit pas du seul total E, F et G

Pour la vente, l’audit énergétique réglementaire concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Ce périmètre combine donc une catégorie de bien et une étiquette énergétique. Il ne se confond pas avec l’ensemble des diagnostics E, F et G enregistrés à Bayonne. La photographie locale fournit des volumes par classe, mais pas le croisement nécessaire avec les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété. Elle ne permet ainsi pas de compter les ventes qui entreraient dans ce périmètre.

La part de 4,8 % de maisons individuelles ne résout pas cette difficulté. Elle ne dit pas combien de ces maisons sont classées E, F ou G, et ne renseigne pas sur les immeubles en monopropriété. Multiplier cette proportion par les effectifs d’étiquettes supposerait une répartition que les faits n’établissent pas. Pour un propriétaire vendeur ou un acquéreur, la conséquence pratique est de raisonner sur les caractéristiques du bien considéré, plutôt que d’appliquer mécaniquement une moyenne communale. Les données replacent le dossier dans son environnement local ; elles ne déterminent ni son prix, ni son délai de vente, ni le contenu de travaux éventuels.

Bayonne : inondation, séisme et transport de marchandises dangereuses recensés

L’analyse locale comprend notamment les secteurs IRIS de Saint-Esprit, Centre Ville-Hôtel de Ville, Arènes-Allées Marines et Hauts de Sainte-Croix. Les faits fournis ne donnent cependant aucun effectif ni aucune répartition énergétique pour chacun d’eux. Il serait donc infondé de désigner un secteur comme plus performant, plus ancien ou davantage concerné par les classes F et G. La même prudence vaut pour les risques : Géorisques recense les familles Inondation, Séisme et Transport de marchandises dangereuses. Cette information complète le contexte communal, mais elle n’établit pas, à partir des seules données disponibles ici, la situation d’une adresse particulière ou d’un secteur donné.

La zone sismique est non renseignée dans les faits transmis, tandis que le potentiel radon est indiqué à 1. L’absence de renseignement sur la première ne doit pas être transformée en absence de risque. Ces informations restent distinctes du classement énergétique : aucun lien chiffré fourni ne permet de les associer aux étiquettes ou aux coûts estimés. Au terme de cette photographie, Bayonne présente surtout un corpus dominé par C et D, où le bâti ancien et le gaz naturel sont très présents. Sans extraction antérieure comparable ni décompte de logements uniques, cette mise à jour ne démontre toutefois aucune amélioration ou dégradation du parc communal.

  • Pour situer un DPE : utiliser la répartition communale comme contexte, sans l’assimiler à celle de logements uniques.
  • Pour lire les médianes : conserver séparément la surface, la consommation et le coût annuel estimé.
  • Pour apprécier les limites : aucun classement entre secteurs, aucune tendance dans le temps et aucun croisement entre ancienneté et étiquette ne sont établis ici.

Questions fréquentes

Les 17 893 diagnostics représentent-ils 17 893 logements à Bayonne ?

Non. La base contient 17 893 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. L’extraction ADEME utilisée est datée du 18 septembre 2026. Elle ne fournit pas ici de décompte de logements uniques.

Quelle classe énergétique est la plus représentée dans cette extraction ?

La classe C arrive en tête avec 8 573 diagnostics enregistrés, soit 47,9 %. Elle est suivie de D, avec 5 762 diagnostics, soit 32,2 %. Les classes F et G réunissent 611 diagnostics, soit 3,4 %.

Quels biens sont concernés par l’audit énergétique réglementaire à la vente ?

En métropole, l’audit concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Les données fournies ne permettent pas de compter les biens uniques concernés à Bayonne.

Sources officielles

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